3 conseils pour oser écrire

31 janvier 2020 0 Par Francoise

Écrire n’est pas si facile, quand on n’en a pas l’habitude. Quel que soit le désir que l’on éprouve, passer à l’acte demande de parcourir un chemin empli de doutes et d’interrogations. Alors comment oser écrire ?

 

Cet article participe à l’évènement « 3 conseils pour un auteur indépendant» du blog ecrire-et-etre-lu de Jerôme Vialleton. J’apprécie beaucoup ce blog, et  mon article préféré est celui-ci.

 

 

Écrire avec un bon café

 

Premier conseil : n’ayez pas peur d’avoir peur

Forcément, quand on n’est pas habitué à écrire, cela peut effrayer. On peut s’en faire un monde, croire que l’on est incompétent, que c’est pour les autres, pour ceux qui ont eu une bonne éducation, qui ont su écrire à l’école… La preuve : on avait toujours de sales notes en rédaction. On ne comprenait jamais les sujets proposés par les professeurs, on ne savait jamais par quel bout les prendre. Et si jamais on se lançait enfin dans un élan d’inspiration, le verdict tombait, couperet implacable : « hors sujet » ou « n’oublie pas que l’on écrit pour être compris ». Enfin toutes sortes de commentaires peu valorisants qui font que l’on a peur de se lancer dans l’aventure même si on le désire.

Et bien, c’est normal d’avoir peur. Beaucoup de choses sont en jeu quand on songe à écrire, beaucoup de choses qui ressortissent à l’intime, à une image de soi souvent bien abîmée. L’écriture est associée à une vie intellectuelle dont on ne se sent pas capable. Erreur !

 

 

Écrire

 

Deuxième conseil : croyez en votre désir

Si le désir d’écrire est là, c’est qu’il a sa place. C’est qu’il pousse en dedans et attend de pouvoir sortir. Il faut croire en cette force germinative parce que rien n’est plus puissant qu’un désir et qu’il peut faire exploser des défenses et des peurs. Si vous pensez à écrire depuis un moment et que vous n’osez pas, ayez confiance en cette envie. Dépassez la peur qui vous retient en arrière. De toutes façons, vos premiers écrits, ils ne seront que pour vous, si vous le voulez ainsi. Aucun professeur ne viendra rayer de rouge les mots sur la page. Aucun ami moqueur ne viendra critiquer vos premières phrases.

Bien sûr que vos premiers essais ne seront pas parfaits – Ils ne le sont jamais pour personne, même pour les écrivains les plus aguerris. Ils seront peut-être bourrés de fautes d’orthographe, vos phrases seront parfois bancales… Mais on s’en moque parce que ce qui compte, c’est de commencer. C’est de se lancer, de faire le grand saut dans l’inconnu de la page. Parce qu’on en a tellement envie et qu’on pressent que cela pourra être source de grandes émotions parfois joyeuses, parfois plus mélancoliques. Mais elles font que l’on se sent vivant et que l’on parvient peu à peu à ne plus être le jouet de ses émotions mais qu’on peut traiter d’égal à égal avec elles.

Et plus vous écrirez, plus écrire sera facile et plus vite reviendra cette confiance en vous que vous avez perdue depuis si longtemps, depuis cette époque où vous étiez un enfant qui ne comprenait pas trop ce qu’on attendait de lui.

 

 

Écrire dans son jardin

 

Troisième conseil : n’attendez pas demain

Alors ne vous dites pas : je m’y mettrai demain… ou quand mes enfants seront grands… ou quand je serai à la retraite… C’est maintenant qu’il faut s’y mettre.

Parfois d’ailleurs, c’est comme un tsunami, une grande vague qui pousse vers l’évidence qu’il y a à écrire.

Parfois, c’est plus laborieux. On a envie mais on ne sait pas comment faire. Alors, il faut se préparer les conditions dans lesquels on se sentira bien pour écrire.

Certains aimeront être entourés, dans un café par exemple. Pour d’autres, ce sera dans un lieu préservé, sans présence humaine alentour. Avec une bonne bière ou une délicate tasse de thé. Pour l’une, ce sera installée confortablement dans un moelleux canapé, pour l’autre assis bien droit sur sa chaise, bien tenu entre la table et le dossier. Ou encore sur ce banc, à l’ombre du vieux pommier, dans la douceur d’un été…

Pour l’un, ce sera sur des pages volantes blanches, pour l’autre un joli cahier choisi avec soin. pour un autre encore une tablette ou un ordinateur.

N’oubliez pas que lorsque l’on commence à écrire, on ne doit pas se sentir obligé d’écrire un roman, un essai, un poème enfin tout genre qui obéit à des formes précises. Les formes viendront plus tard, si elles se révèlent nécessaires. Quand on est peu familiarisé avec l’écrit, il suffit d’écrire pour écrire. Des événements importants de sa vie, des ressentis, des réactions à ce qui se passe autour de nous, des sentiments…  On peut décider d’écrire pour soi. Ou d’écrire pour une personne définie. Ou pour ses frères humains. Tout est possible.

 

 

Follow your dreams

 

 

Choisissez les conditions où vous vous sentirez bien, accompagné par l’univers entier pour vous lancer dans ce geste merveilleux ouvert à l’aventure : écrire.

 

 

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